A partir du 10 septembre, le haut commandement français lance une offensive française en Argonne. Les troupes allemandes reçoivent un ordre de repli général.

 Le vendredi 11, on assiste au recul général des armées allemandes, entre l'Ourcq et Verdun. La véritable poursuite commence.

Marne143BataillePhotoShatXL  escouade_infanterie_1914

Le samedi 12 et dimanche 13, souhaitant profiter de sa victoire à la bataille de la Marne, le haut commandement  ordonne aux armées françaises et britanniques d'attaquer les armées allemandes qui se replient, lors de ce qui deviendra la bataille de l'Aisne. Le principal effort est fourni par les Britanniques. Aucun des deux adversaires ne parvient à prendre l'avantage sur l'autre; ni sur la Meuse, ni sur l'Aisne. Ils cherchent alors à se déborder mutuellement vers l'est et, de bataille en bataille, étendent leurs lignes dans les Flandres jusqu'à la mer du Nord. C'est ce que le a appelé la "Course à la Mer". Après la chute d'Anvers (le 8 octobre), dernier réduit de la défense belge, puis celle de Lille (après une résistance qui étonna Joffre et Foch), les Allemands veulent porter un coup décisif le 20 octobre. Ils tentent de séparer de Calais, mais tous leurs assauts sont repousses devant Ypres et sur l'Yser.  


493px_Race_to_the_Sea_1914

Finalement, le 15 novembre, les Allemands s'emparent de Dixmude. Ils tiennent toute la Belgique à l'exception d'une étroite bande de terrain reliant Nieuport et Ypres et longeant la frontière française. Cette bataille des Flandres, quoique indécise, met fin aux opérations offensives et aboutit à l'immobilisation des fronts et aux longs combats de positions que l'on appellera la guerre de tranchées, ou guerre de positions.